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340 Les Spectacles dc la Foire.
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Rousselet, à qui son interlocuteur rappelait qu'il avait joué les rois sur la scène française, lui répondait ainsi :
« Oui, feigneur, je le fus ct devrois encor l'être ; J'ai l'organe alTez fort pour vous parler en maître. Sous l'habit d'un héros j'en fais prendre le ton Et j'ai le noble orgueil du fier Agamemnon. D'Augufte et de Céfar l'illuflre perfonnage Pendant plus de dix ans fut mon brillant partage. Cet heureux tems n'eft plus, quel changement, hélas ! Mon feeptre s'eft brifé, j'ai perdu mes États! Fortune, c'eft ainfi que ta rigueur nous joue, Aujourd'hui fur le trône et demain dans la boue. J'ai fervi les Romains autant que je l'ai pu ; Des fecrets ennemis m'ont feuls interrompu. Quelque plaifir du moins aujourd'hui mc confole : Tout jufqu'aux fénateurs a fui le Capitule, Et depuis mon départ un tas de débutans N'ont pu garnir encore un gradin d'afliftans. »
Rousselet quitta l'Opéra-Comique à la fin de la foire Saint-Laurent de 1742 et rentra quelques années après à la Gomédie-Française, d'où il fut bientôt remercié. En 17 5 5, il était acteur pantomime au spectacle à machines de Servandoni et avait un rôle dans le Triomphe de l'Amour conjugal, pantomime représentée à ce théâtre au mois de mars de cette mème année. *
{Dictionnaire des théâtres, IV, J,6; V, 146, 148; VI, 727.^
Voy. Lagrelet.
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R
OUTIER (Pierre), entrepreneur de spectacles, avait un théâtre sur le boulevard Montparnasse en 1762.
L'an 1762, le lundi 23 août dc relevée, en notre hôtel et "par-devant nous Michel-Pierre Guyot, etc., eft venu et comparu Pierre Routier, entrepreneur de fpectacles à la butte du Montparnaffe, y demeurant paroiffe St-Sulpice : Lequel nous a rendu plainte contre un particulier à lui inconnu et contre le fieur Delezemont, régleur de papiers, demeurant rue de la Verrerie, vis-à-vis l'hôtel de Pomponne, la dame fon époufe, Profper Leduc, commis du fieur
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